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Notre métier : Ferronnier d'art

ferronier d'art

Un certain nombre d'artistes se sont investis dans le travail du métal. Portés par la demande des édifices publics, cathédrales, palais, demeures de prestige de la noblesse ou de la haute bourgeoisie, ils connaissent parfois la notoriété.

Des travaux de ferronnerie spectaculaires datant du Moyen-âge sont visibles sur les portes ouest de Notre-Dame-de-Paris. Sur ces portes, la ferronnerie reste encore un renfort et une protection du bois. Il faudra attendre le XVIe siècle pour que la ferronnerie s'affranchisse du support du bois.


Ferronnerie d'art : grilles, portails en fer forgé

Sous Louis XIII et surtout sous le règne de Louis XIV, la ferronnerie française atteint le plus haut niveau d'excellence.

En 1788, Buffon fait construire par l'architecte Verniquet une gloriette dans le Jardin du Roy. Cet édifice est l'une des toutes premières constructions métalliques au monde. Elle est majoritairement réalisée avec du fer provenant des Forges de Buffon.La ferronnerie populaire recouvre la production des artisans locaux, généralement maréchaux-ferrants, qui disposaient des moyens techniques — forge et enclume — et du savoir faire pour travailler le fer.

Cette production rustique, à vocation essentiellement utilitaire, se retrouve encore dans les bâtiments ruraux. Les modèles les plus évolués, à tendance décorative, furent produits à petite échelle pour embellir les maisons des notables, les devantures des commerces, les tombes et pour réaliser des calvaires.


mobilier en fer, table en fer

Dans ces œuvres artisanales, les volutes sont tournées sur gabarits, leurs extrémités sont roulées ou martelées à chaud ; elles sont assemblées par rivetage ou par soudage à la forge. Les assemblages sont parfois consolidés et masqués par un collier en plomb coulé dans un moule démontable directement sur la grille.

Apparue au XIXe siècle, la ferronnerie industrielle va de pair avec l'extension des fonderies et la baisse de prix qui en résulte. Elle donne lieu à un large catalogue de pièces moulées standard destinées aux balcons et grilles des demeures bourgeoises, mais aussi à celles des tombes.

Ce modèle de décoration et de délimitation de propriété, importé de la ville, se diffuse au milieu du XIXe siècle jusqu'au fond des campagnes françaises, s'intégrant au monde rural traditionnel (habitat et art funéraire) chez tous les paysans qui en avaient les moyens. Balcons et rambardes en fer moulé, grilles d'entrée et portails monumentaux sur catalogue remplaceront ainsi le fer forgé utilitaire des forgerons locaux.